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Pourquoi ?
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Personne n'est venu... Je sais, je vais mourir... Dans ma tête de chien, y a tant de souvenirs Et j'étais si heureux au temps où j'étais libre... Je vous aimais pourtant... J'étais bien près de vous Et les enfants m'aimaient, moi aussi, je l'avoue ; Et je cherchais toujours à vous faire plaisir, Attentif comme un chien à vos moindres désirs... Je vous aimais depuis presqu'une vie entière, Six ans, je m'en souviens, et c'était merveilleux... Vous m'avez "balancé" à travers la portière Et je n'ai pas compris. C'était peut-être un jeu... Vous avez disparu au loin sur l'autoroute Et je suis resté seul, me traînant au fossé, Le coeur désespéré et l'esprit en déroute, Gémissant de douleur sous ma patte cassée... J'ai fini au refuge où j'attends chaque jour Qu'on vienne me chercher pour tout recommencer... Je ne vous en veux pas. J'ai pour vous tant d'amour Qu'on sera bien chez nous comme par le passé... Annie qui m'emmenait si souvent en balade, Et François dont j'étais le meilleur camarade Et qui disait toujours que j'étais si mignon... La nuit tout doucement a envahi ma cage... C'est vrai, je vous aimais et je vous aime encore, Je ne dormirai pas, et j'attendrai l'aurore, En guettant tristement à travers le grillage... Et puis, quoi qu'il arrive, n'ayez pas de remords, Au bout de mon amour, je vous offre ma mort... Vous pouvez à loisir vous dorer sur les plages, J'entends venir quelqu'un... Il vient ouvrir ma cage... |
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A mon chien

Il n'était rien qu'un chien, Je n'étais qu'un humain Et nous étions copains. Depuis qu'il est parti, Il me manque un ami Pour m'accueillir le soir Et pour m'aider à croire A l'intérêt de la vie. Il ne me disait rien Puisqu'il n'était qu'un chien ; Je ne lui donnais rien, Je n'étais qu'un humain ; Mais il acceptait tout, Le bon et le mauvais, Ne gardant que le bien Puisqu'il n'était qu'un chien. Pour avoir un ami aussi fidèle que lui, Il ne me faut qu'un chien, Qui me donnera tout, Ne me demandant rien, Et m'aidant seulement A n'être qu'un humain
Lucien Pelissier |

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Si nos maîtres savaient lire au fond de nos yeux ! Les chiens dans leur regard content si bien leur peine.... J ai vu, l autre matin, tout au bout de ma chaîne, L’air triste et résigné, un bon toutou bien vieux Je me suis approchée et, entre deux barreaux, Son doux regard m a dit: A cote de ma niche, vois, je suis attaché. Oui, ce sont les vacances, mes maîtres sont partis! Je les aurais gênés! ils mont laissé ici Je n’aboie même pas. Oh ! pourquoi me fâcher? Chaque soir, en vitesse, la voisine m’apporte une écuelle de soupe, quelques restes? Qu importe.... Il m a dit encore: "Le ciel n’a plus de bleu, les fleurs n’ont plus de parfum Et le blanc papillon qui près de moi se pose, Pas plus que les oiseaux et mon amie la rose N’arrivent à calmer mon immense chagrin. Parfois le vent léger, touché par ma détresse, En passant près de moi me donne une caresse !" Il me dit aussi "Toi qui as bien voulu près de moi t’arrêter, Dans un de tes poèmes pourrais-tu raconter Combien, loin de leur maître, les chiens sont malheureux !" La pluie a bien voulu, alors, cacher nos larmes Et tout bas j ai promis de vous donner l’alarme. si nos maîtres savaient lire au fond de nos yeux, Les chiens, soyez-en sûrs, seraient bien plus heureux!"
Josiane BERNARDIN
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